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Berger, Peter Ludwig

Page history last edited by Olivier G. 15 years ago

 

Introduction

 

            Pour l’étude d’un auteur s’inscrivant dans le paradigme constructiviste, j’ai décidé de choisir le titre qui me semblait le plus intéressant en considérant ma connaissance de ce qu’est le constructivisme. Par hasard, le texte était le premier inscrit dans la bibliographie générale du plan de cours. L’auteur que j’ai choisit est Peter Ludwig Berger, sociologue et théologien de renom. Il est un chef de file concernant les domaines de la sociologie (« [1] sociologie de la connaissance, sociologie des religions et du développement du Tiers-monde »). Je débuterai par une bibliographie de l’auteur, effectuer une synthèse des publications retenues ainsi qu’une brève analyse de sa contribution selon mon point de vue.

 

Bibliographie

 

 

Peter Ludwig Berger est né le 17 mars 1929, à Vienne en Autriche. Étonnamment, l’Autriche « [2] n’a pas de culture de protestation (manifestation, grèves) […] mais plutôt une tradition d’obéissance. » Au lendemain de la guerre mondiale, à l’age d’a peine 17 ans (1946), il immigre aux États-Unis avec sa mère (Jelka Loew, autrichienne) et son père (George William Berger, américain) dans le but de poursuivre ses études. Il reçoit la citoyenneté américaine quelques années plus tard, à l’âge de 23 ans (1952).

 

Quant à son éducation, il décrochera son premier baccalauréat en arts au Wagner College à l’âge de 20 ans (1949). Il continuera ses études pour acquérir non seulement une maîtrise (un an plus tard), mais un doctorat en sociologie à la New School for Social Research de New York (1954, à l’âge de 25 ans).

 

Une fois son doctorat en main, sa carrière s’élance en tant que sociologue à l’Université de George à Columbus. Quelques mois plus tard, Peter L. Berger déménage en Allemagne pour enseigner à l’Académie Protestante Bad Boll (Evangelischen Akademie de Bad Boll) pour deux ans, soit de 1955 à 1956. Le but de cette académie est de bâtir des ponts entre les gens mais également entre différentes idées traditionnelles de pensées; un endroit pour bavarder avec la société, un atelier de nouvelles pensées, un pilier de la culture politique. Il épouse Brigette Kellner en 1959, à l’âge de 30 ans, et aura deux garçons : Thomas et Michael. Il revient par la suite aux États-Unis pour travailler dans plusieurs universités diverses (Women’s College at the University of North Carolina in Greensboro (1956 à 1958), Hartford Seminary Foundation of Hartford in Connecticut (1958 à 1963), New school for Social Research in New York City (1963 à 1970), Rutgers University (1970 à 1979), au Boston College (1979 à 1980) et finalement enseigne la sociologie et la théologie à laBoston University (1981)).

 

 

 

 

Après avoir largement enseigné dans plusieurs universités réputées, il est nommé en 1985 directeur à l’Institute on Culture, Religion and World Affairs (CURA) et continue d’enseigner la sociologie et la théologie au College of Arts and Sciences and School of Theology in Boston  et ce, jusqu’à aujourd’hui, à l’âge de 80 ans.

 

 

SYNTHÈSE DES PUBLICATIONS

 

 

La publication la plus connue de Peter L. Berger est sans contredis « The Social Construction of Reality », écrit en collaboration avec Thomas Luckmann, en 1966. Dans celui-ci, ils « [3] envisagent la réalité sociale et les phénomènes sociaux comme étant construits, c’est-à-dire créés, institutionnalisés, et par la suite, transformés en tradition. » Ce livre est un des plus cités en sociologie et fut un pilier quant à l’émergence du constructivisme.

 

Plusieurs publications de l’auteur font référence à la religion, tel « Questions of Faith : A Skeptical Affirmation of Christinanity (2003) », « The Sacred Canopy (1967) » et « A Rumor of Angels (1970) ».

 

Tout d’abord axé sur l’aspect générale de la société, et sa problématique constructiviste, il poussera plus loin sa théorie en abordant comme mentionné précédemment la religion, mais aussi l’économie, la sociologie de la connaissance, le capitalisme, etc.

 

 

SA CONTRIBUTION AU CONSTRUCTIVISME

 

 

Comme mentionné auparavant, Peter L. Berger est un vrai pionnier quant au constructivisme social. Selon Berger, ce que nous considérons comme la réalité est très subjectif. Par son approche constructiviste de bâtir et déconstruire la société, ils nous exposent aux frontières, tabous et règles de celle-ci. Ces lois non écrites sont profondément encrées en nous, mettant à jour à quel point notre inconscient enregistre et créé ce que nous percevons comme étant vrai.

 

De la société en interaction avec l’individu, et l’individu en interaction avec la société, se bâtit une conception commune de la réalité, de valeurs. La perception de notre réalité est bel et bien différente de celle d’un autre pays, ou même de notre voisin. Selon lui, « [4] l a réalité sociale […] n’est que des constructions historiques et quotidiennes des acteurs individuels et collectifs. » Nous bâtissons donc notre propre réalité, à travers nos propre yeux, d’une manière individuelle et collective simultanément.

 

Étant précurseur dans son domaine, il a débuté le débat sur le constructivisme social, et plusieurs auteurs ont commenté, bâtit et débâtit sa théorie. Deux versions se sont découlées du constructivisme social : la faible et la forte.

 

La version faible du constructivisme social remets en question des choses comme acquises pour nous (de l’argent, nos origines, le Président des États-Unis). Ces choses n’ont-elles de l’importance que parce-que les humains l’entendent ainsi? « [5] Autrement dit, ils ont besoin de pratiques humaines pour continuer d’exister, mais ils produisent des effets universellement reconnus. »

 

La version forte du constructivisme social va jusqu'à reconsidéré la science elle-même. Que sais-t-on vraiment? Tout n’est t-il pas question de circonstances?

 

 

ANALYSE/CRITIQUE DE SON ŒUVRE

 

 

Peter L. Berger étant à la base même du constructivisme social, il nous introduit très rapidement et aisément dans sa déconstruction de la société. J’ai aimé particulièrement ses premiers ouvrages, car ses publications plus récentes sont plus à tendance religieuse ou économique. Il fait des liens entre le capitalisme et démocratie et sur la culture économique d’aujourd’hui.

 

Son approche constructiviste est très intéressante, et il ajoute une connotation humaine et sociale qui bénéficie grandement  le domaine scientifique.

 

Son parcours académique et professionnel est très impressionnant, et j’ai été surpris de l’ampleur qu’à donné lieu sa démarche constructiviste sur la société et ses idées.

 

DOCUMENTS UTILISÉS POUR LE TRAVAIL

 

Wikipédia,  « Constructivisme social », < http://fr.wikipedia.org/wiki/wiki/constructivisme_social >,  30 janvier 2009

 

[1]MOLÉNAT, Xavier, La construction sociale de la réalité, dans Sciences Humaines, mensuel #140, Juillet 2003.

 

Van Dieren, « Peter L. Berger, L’impératif hérétique », < http://www.vandieren.com/BergerHeretical.html>,  19 août 2005.

 

Wikipédia,  « Autriche », < http://fr.wikipedia.org/wiki/Autriche >,  30 janvier 2009.

 

Peter L. Berger et Thomas Luckmann (1996), La construction sociale de la réalité, Paris, Méridiens, Klincksieck.

 

Wikipédia,  « Peter L Berger », < http://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Berger>,  11 janvier 2009

 

SCHLEGEL, Jean-Louis, Peter Berger and the study of religion, Londres-New York, Rouledge, 2001.

 

Wapedia, « Peter L. Berger », < http://wapedia.mobi/fr/Peter_Berger>,  8 février 2009.

 

BERGER, Peter, (2006), Invitation a la sociologie, Paris, Éditions la decouverte.

 

Paroles des sciences sociales,  « Peter Berger », < http://www.citations-ses.net/index.php/?2008/11/15/2086-peter-berger>,  8 février 2009.

 

Wikipédia,  « Phénoménologie », < http://fr.wikipedia.org/wiki/Phénoménologie>,  30 janvier 2009

 

BERGER, Peter (2003), Questions of Faith: A Skeptical Affirmation of Christianity (Religion and Spirituality in the Modern World), Wiley-Blackwell.



[1] Van Dieren, « Peter L. Berger, L’impératif hérétique », < http://www.vandieren.com/BergerHeretical.html>,  19 août 2005.

[2] Wikipédia,  « Autriche », < http://fr.wikipedia.org/wiki/Autriche >,  30 janvier 2009.

[3] Wikipédia,  « Constructivisme social », < http://fr.wikipedia.org/wiki/wiki/constructivisme_social >,  30 janvier 2009.

[4] MOLÉNAT, Xavier, La construction sociale de la réalité, dans Sciences Humaines, mensuel #140, Juillet 2003.

 

[5] Wikipédia,  « Constructivisme social », < http://fr.wikipedia.org/wiki/wiki/constructivisme_social >,  30 janvier 2009

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